Isolation et protection
Flocages, calorifuges, isolants, protections coupe-feu, conduits et systèmes mécaniques.
Ressource
L’amiante a longtemps été utilisé pour ses qualités d’isolation, de résistance au feu et de durabilité. Même si sa vente, son importation et son utilisation sont interdites au Canada depuis le 30 décembre 2018, on peut encore en retrouver dans de nombreux bâtiments plus anciens au Québec.
L’amiante est un groupe de fibres minérales qui a été incorporé pendant des décennies à différents produits de construction. Son usage a été large dans le bâtiment parce qu’il offrait une bonne résistance à la chaleur, au feu, au bruit et à l’usure.
Le problème n’est pas son nom sur papier, mais le fait que des fibres très fines peuvent se libérer dans l’air lorsqu’un matériau est coupé, percé, brisé, poncé, arraché ou détérioré.
L’amiante peut être présent dans plusieurs matériaux installés avant les règles modernes. La liste exacte dépend de l’époque, du bâtiment et des travaux déjà faits.
Flocages, calorifuges, isolants, protections coupe-feu, conduits et systèmes mécaniques.
Plâtres, composés à joints, carreaux de plafond, carreaux de plancher, colles, mastics et certains panneaux.
Revêtements, soffites, toitures, produits de fibrociment et certains éléments d’étanchéité.
Chaudières, systèmes de chauffage, tuyauterie, joints et autres composants plus techniques selon le bâtiment.
Les matériaux friables peuvent relâcher des fibres plus facilement sous l’effet des vibrations, du mouvement d’air ou d’une intervention. C’est le cas de certains flocages, calorifuges et isolants plus fragiles.
Les matériaux non friables sont souvent plus stables lorsqu’ils sont en bon état, mais ils deviennent problématiques dès qu’on les coupe, perce, retire, sable ou démolit sans méthode adaptée.
Le danger vient de l’inhalation des fibres. Une fois en suspension dans l’air, elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons. L’exposition à l’amiante est associée à des maladies graves, dont l’amiantose, le cancer du poumon et le mésothéliome.
Il n’est pas nécessaire qu’un matériau soit visiblement dramatique pour poser un problème. Un simple chantier de rénovation mal préparé peut suffire à contaminer une zone de travail ou une habitation.
L’amiante est associé à des maladies sérieuses. Les effets peuvent apparaître plusieurs années après l’exposition.
Une fibrose pulmonaire liée à l’inhalation de fibres, pouvant entraîner essoufflement et diminution de la capacité respiratoire.
Le risque augmente avec l’exposition et peut être aggravé par d’autres facteurs comme le tabagisme.
Une maladie rare mais grave, souvent associée à l’exposition à l’amiante, qui touche la plèvre.
Le danger n’est pas toujours immédiat. Les conséquences peuvent se déclarer longtemps après les travaux ou l’exposition.
Par prudence, tout bâtiment résidentiel construit ou rénové avant 1990 mérite une attention particulière. Au Québec, les règles de repérage visent notamment les flocages dans les bâtiments construits avant le 15 février 1990 et les calorifuges dans les bâtiments construits avant le 20 mai 1999.
Le risque est surtout lié à la libération de fibres dans l’air. Un matériau contenant de l’amiante qui demeure intact, stable et non perturbé présente généralement moins de risque qu’un matériau cassé, friable, percé, poncé ou démoli.
On peut en retrouver dans certains isolants, calorifuges, flocages, plâtres, composés à joints, carreaux, revêtements, colles, mastics, panneaux, conduits, toitures ou autres matériaux installés avant les interdictions modernes.
Avant de couper, percer, retirer ou ouvrir un matériau suspect, il faut faire vérifier la situation. L’échantillonnage et le repérage permettent de confirmer le risque et de choisir la bonne méthode d’intervention avant les travaux.
Les fibres d’amiante peuvent contribuer à des maladies pulmonaires graves, dont l’amiantose, le cancer du poumon et le mésothéliome. Le danger est surtout lié à l’inhalation de fibres libérées lors de la détérioration ou de travaux mal contrôlés.